La Plateforme est un espace pour les jeunes féministes - en particulier les jeunes femmes - qui travaillent sur les droits des femmes et l'égalité des sexes dans le monde entier de se connecter, d'apprendre et de partager l'information.

En savoir plus

Dernières opportunités

Appel à participation

Les brésiliennes disent “je ne mérite pas d’être violer”

Source: Au féminin

C’est un sondage qui avait mis le feu aux poudres et poussé les Brésiliennes à se mettre à nu. 65,1% de la population interrogée avait en effet affirmé que les femmes portant des tenues trop osées méritaient d’être sexuellement agressées. Un chiffre alarmant et effrayant qui semble en réalité erroné. On vous explique.

Publiée le 30 mars dernier, l’enquête réalisée par l’Institut d’enquête économique du gouvernement(IPEA) a provoqué une large vague d’indignation au Brésil. Et pour cause, selon les résultats du sondage 65,1% dès 3 810 hommes et femmes interrogés avaient acquiescé l’affirmation suivante : “les femmes portant des vêtements qui laissent voir leur corps méritent d’être violées”. Un chiffre beaucoup trop élevé qui a provoqué un véritable tollé au pays qui accueillera bientôt la coupe du monde mais qui s’avère en réalité être faussé. En effet, selon Le Parisien, c’est vendredi dernier que l’IPEA a rectifié le tir précisant ainsi que le chiffre correct était de 26%. L’erreur serait survenue suite à l’utilisation d’un graphique prévu pour une autre question…

Rafael Guerreiro Osório, directeur responsable de l’enquête, aurait donc décidé de démissionner suite à l’erreur inacceptable qui a eu lieu. Une décision qui devrait sûrement rassuré la Présidente du Brésil, Dilma Rousseff qui s’était elle-même indignée des résultats de ce sondage sur son compteTwitter officiel. “La société brésilienne a beaucoup de progrès à faire” avait-t-elle expliqué avant d’appeler “le gouvernement et la société à travailler ensemble contre la violence faîte aux femmes. Néanmoins, même si ce nouveau chiffre est bien en deçà de celui énoncé la première fois, l’institut a également tenu à rappeler que 58,5% des sondés estiment encore que “si les femmes se comportaient mieux, il y aurait moins de viols“.

La publication de ce sondage avait provoqué un véritable ras de marée chez les Brésiliennes qui avaient alors protesté au travers d’une campagne choc via les réseaux sociaux. À l’appel de la journaliste Nana Queiroz, quelques 200 000 femmes avaient simultanément mis en ligne des photos d’elles en petites tenues arborant le slogan : “Je ne mérite pas d’être violer”. Vendredi 4 avril, à l’annonce de la rectification, Nana Queiroz s’est donc réjouit du fait qu’il ne s’agissait que d’une erreur. Toutefois, pour cette femme militante à l’origine du mouvement “Eu nao mereco ser estuprada”, le chiffre 26 est encore “trop élev锓Cela montre qu’il faut poursuivre le mouvement jusqu’à ce que le chiffre atteigne 0%” a-t-elle déclaré au site G1 de Globo. Le combat continue donc pour ces femmes et féministes qui se battent pour être respectées.

Pour en savoir plus sur la journaliste qui a commencé ce mouvement en ligne, écoutez l’interview de la Plateforme des jeunes féministes avec Nina Queiroz:

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

vous pouvez aussi être intéressé par