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Sensibilisation contre le harcèlement de rue dans les rues de Chittagong

En février dernier, le dernier jour de la Semaine internationale contre le harcèlement de rue, les membres du club Speak up (Réagir) de l’Université Asiatique pour les Femmes sont allées dans les rues de Chittagong, Bangladesh, pour une action de sensibilisation contre le harcèlement de rue.

L’Université Asiatique pour les Femmes au Bangladesh a accueilli des jeunes femmes de 16 pays d’Asie pour les former et les autonomiser. Les étudiantes de cette université luttent en permanence contre toutes les formes d’injustice et elles n’hésitent pas à interpeller les autorités sur la violence systémique à l’égard des femmes. Les étudiantes de l’université qui font partie du club Speak up ont ainsi organisé un événement de sensibilisation des gens de Chittagong contre le harcèlement de rue.

Je peux témoigner qu’au Bangladesh, les femmes et les jeunes filles qui marchent dans la rue sont en proie à un harcèlement sexuel incessant. Que l’on soit étrangère ou que l’on fasse partie de la population locale, si l’on va dans la rue on est sûre d’être harcelée. Souvent les femmes se demandent si elles sont harcelées à cause de leur tenue vestimentaire ou simplement parce qu’elles sont dans la rue. Malheureusement, les hommes harcèlent les femmes simplement parce que ce sont des femmes et d’après ce que j’ai observé, beaucoup d’hommes considèrent les femmes plus comme de simples objets que comme des êtres humains.

Donc, lors de la Semaine internationale contre le harcèlement de rue, des étudiantes de l’Université sont allées dans les rues de Chittagong pour éduquer les hommes sur le harcèlement en particulier. Elles arrêtaient les gens dans la rue et leur parlaient en leur expliquant que les hommes devaient respecter les femmes, ce qu’était le harcèlement et quel était son effet sur la vie des femmes. Elles ont distribué des dépliants et placardé des messages de sensibilisation sur le harcèlement de rue. Elles ont aussi demandé aux personnes de partager leurs messages d’espoir, de faire entendre leur voix et de participer à la campagne. Les réponses des passants ont été diverses, mais la plupart d’entre eux se sont montrés très curieux et intéressés par la campagne. Beaucoup nous ont demandé ce qu’ils pouvaient faire pour mettre fin au harcèlement de rue. Les étudiantes avaient rédigé les dépliants en bengali, pour pouvoir toucher les gens dans leur langue.

A la fin de la journée, j’ai eu l’impression que la campagne avait eu un effet positif sur la population de Chittagong et les avait fait réfléchir au harcèlement. Je sais que l’on ne changera pas les mentalités du jour au lendemain. Mais j’espère que ce dialogue sera l’amorce d’un changement pour les générations futures et que les mentalités commenceront à évoluer.

Abiramy Sivalogananthan

Abiramy Sivalogananthan

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